Nadia 16.
Un brouhaha provenant du salon lui fit tourner la tête et pousser un cri de stupeur.
Les parents de Fabien étaient à l'intérieur et Amiral semblait à deux doigts de s'en prendre physiquement à Nitish.
A ces mots, tout le monde reprit un
semblant de calme, comme s'ils se rappelaient subitement qu'ils
devaient rester civilisés, et chacun choisit un siège.
Mais dès qu'il ouvrit la bouche, le stress de son père adoptif sembla le submerger :
- « Où étais-tu toute
la journée ?! On t'a envoyé des tonnes de messages et tu n'as
pas daigné y répondre !
- « Je... Je me baladais et mon téléphone est tombé. Je viens juste de les recevoir.
- « Tu te rends compte que... Bon tu es là, c'est ce qui compte... Bref. J'imagine donc que tu es au courant pour Fabien ?
- « … Oui. Je viens juste de l'apprendre.
- « Que s'est-il passé, hier ?
- « …
- « Na-dia, que s'est-il passé hier à l'Oaz'is ?
- « Oruscant a voulu s'en prendre à moi et Fabien est intervenu pour me défendre.
- « Il paraît que c'est toi qui l'a agressé en premier.
- « C'est faux.
- « Le coup de tête ? Ça ne te dit rien ? Sans compter le soda juste avant...»
- « Il m'avait attrapé
par le bras et...
- « Et ça justifie que tu lui casses le nez ?!
- « ET il allait me frapper !
- « Et pourquoi aurait-il fait ça !
- « Parce-que c'est un taré !
- « C'est marrant parce-que c'est exactement ce que les autres disent de toi !
- « Nan mais lui c'est vraiment un taré ! Vous entendez pas tous les bruits qui courent sur lui ?
- « Autant que ceux qui courent sur toi ! Sont-ils tous vrais pour autant ?! »
Nadia marqua une pause. C'était tellement incomparable !
- « Tous je sais pas, mais le plus important l'est ! Je connais une fille à qui il s'en est pris !
- « Quoiqu'il en soit, ce n'est pas notre affaire aujourd'hui. Ce qui m’intéresse aujourd'hui, c'est que tu nous expliques comment tu as réussi à déclencher une bagarre entre Damian et Fabien.
- « Je viens de le dire ! Il m'a attrapé par le bras, je lui ai jeté une boisson à la figure, j'ai vu son poing se serrer et comme la dernière fois...
- « La dernière fois ? »
Nouveau temps d'arrêt.
- « Euh oui... La dernière fois. Un soir j'étais au parc et...
- « Et voilà ! C'est ce que je disais ! Que faisait votre fille un soir au parc ?! »
Amiral était excédé.
- « Mais tu as perdu la
tête pour parler ainsi de l'enfant de nos amis ?! Et je te
signale que Fabien a son libre arbitre. Elle ne s'est pas mise
derrière lui pour lui faire donner des coups de poings à ce que je
sache ! Maintenant arrête de dire des sottises et laisse-la
finir. Elle aura peut-être quelque chose à nous apprendre qui sera
en faveur de notre fils.
- « Si Juliette n'a rien trouvé à dire, je ne vois pas ce qu'on peut tirer de Nadia ! »
Destinée se redressa quelque peu et posa les mains sur ses genoux avec raideur en poussant un petit soupir. Soupir qui en disait beaucoup, ainsi que le pli que venait de prendre sa bouche. Elle traduisit néanmoins :
- « Mon chéri, tu es bien un homme. »
Sans en dire davantage, elle se leva pour prendre place sur le sofa le plus proche de Nadia :
- « Nadia. Je te présente mes excuses pour ce que vient de dire mon mari. Mais nous sommes très inquiets, tu sais... Que s'est-il passé, cette nuit là, au parc ? »
- « On s'était jamais vraiment parlé avec Fabien. Ce soir là, on s'est rentré dedans, on s'est un peu disputé, et ça a attiré les autres. Fabien m'a mise en garde et poussée à partir, mais... Je ne l'ai pas écouté. Damian et les autres sont arrivés, et tout de suite il s'en est pris à moi en faisant des commentaires dégoutants. Je l'ai rembarré, ça lui a pas plu, et il a failli me frapper. Fabien s'est interposé, et ça en est resté là.
- « Et quel rapport avec l'Oaz'is ?
- « Eh bien comme c'était la deuxième fois qu'il s'en prenait à moi, j'ai vu le coup venir et je l'ai frappé en premier, pensant que ça le dissuaderait de recommencer. Mais pas vraiment. Du coup il a voulu se jeter sur moi et Fabien s'est à nouveau interposé.
- « Les autres racontent que tu as provoqué Damian. Qu'en est-il, en réalité ?
- « C'est faux ! C'est lui qui est venu m'emmer... m'embêter. J'avais rien demandé.
- « Et que t'a-t-il dit ? »
Nadia se mit à rougir.
- « C'est pas très intéressant...
- « Les policiers vont te le demander, tu sais ?
- « Eh bien je préfère leur dire à eux...
- « D'accord.
- « D'accord ?! S'indigna Amiral. Mais je ne suis pas d'accord, moi ! J'ai le droit de savoir ! S'ils ne s'étaient pas mis à traîner ensemble à faire je ne sais quoi, mon fils ne serait pas là où il est !
- « Et si vous étiez un peu plus à l'écoute de votre fils, vous auriez su quoi mettre à la place du « je ne sais quoi ».
Mais dès qu'il ouvrit la bouche, le stress de son père adoptif sembla le submerger :
- « Je... Je me baladais et mon téléphone est tombé. Je viens juste de les recevoir.
- « Tu te rends compte que... Bon tu es là, c'est ce qui compte... Bref. J'imagine donc que tu es au courant pour Fabien ?
- « … Oui. Je viens juste de l'apprendre.
- « Que s'est-il passé, hier ?
- « …
- « Na-dia, que s'est-il passé hier à l'Oaz'is ?
- « Oruscant a voulu s'en prendre à moi et Fabien est intervenu pour me défendre.
- « Il paraît que c'est toi qui l'a agressé en premier.
- « C'est faux.
- « Le coup de tête ? Ça ne te dit rien ? Sans compter le soda juste avant...»
- « Et ça justifie que tu lui casses le nez ?!
- « ET il allait me frapper !
- « Et pourquoi aurait-il fait ça !
- « Parce-que c'est un taré !
- « C'est marrant parce-que c'est exactement ce que les autres disent de toi !
- « Nan mais lui c'est vraiment un taré ! Vous entendez pas tous les bruits qui courent sur lui ?
- « Autant que ceux qui courent sur toi ! Sont-ils tous vrais pour autant ?! »
Nadia marqua une pause. C'était tellement incomparable !
- « Tous je sais pas, mais le plus important l'est ! Je connais une fille à qui il s'en est pris !
- « Quoiqu'il en soit, ce n'est pas notre affaire aujourd'hui. Ce qui m’intéresse aujourd'hui, c'est que tu nous expliques comment tu as réussi à déclencher une bagarre entre Damian et Fabien.
- « Je viens de le dire ! Il m'a attrapé par le bras, je lui ai jeté une boisson à la figure, j'ai vu son poing se serrer et comme la dernière fois...
- « La dernière fois ? »
Nouveau temps d'arrêt.
- « Euh oui... La dernière fois. Un soir j'étais au parc et...
- « Et voilà ! C'est ce que je disais ! Que faisait votre fille un soir au parc ?! »
Amiral était excédé.
- « Ce n'est pas le propos, Amiral. Répondit sa femme, agacée à son tour. Laisse-la finir.
- « Pourquoi faire ? Ça ne changera rien au fait que mon fils est en prison à cause de cette dévergondée ! »
- « Si Juliette n'a rien trouvé à dire, je ne vois pas ce qu'on peut tirer de Nadia ! »
Destinée se redressa quelque peu et posa les mains sur ses genoux avec raideur en poussant un petit soupir. Soupir qui en disait beaucoup, ainsi que le pli que venait de prendre sa bouche. Elle traduisit néanmoins :
- « Mon chéri, tu es bien un homme. »
Sans en dire davantage, elle se leva pour prendre place sur le sofa le plus proche de Nadia :
- « Nadia. Je te présente mes excuses pour ce que vient de dire mon mari. Mais nous sommes très inquiets, tu sais... Que s'est-il passé, cette nuit là, au parc ? »
- « Tu peux nous le dire, les jugements, c'est fini. On veut juste comprendre ce qu'il s'est passé. »
Nadia releva alors les yeux vers Destinée, et son sourire la détendit un petit peu :
- « On s'était jamais vraiment parlé avec Fabien. Ce soir là, on s'est rentré dedans, on s'est un peu disputé, et ça a attiré les autres. Fabien m'a mise en garde et poussée à partir, mais... Je ne l'ai pas écouté. Damian et les autres sont arrivés, et tout de suite il s'en est pris à moi en faisant des commentaires dégoutants. Je l'ai rembarré, ça lui a pas plu, et il a failli me frapper. Fabien s'est interposé, et ça en est resté là.
- « Et quel rapport avec l'Oaz'is ?
- « Eh bien comme c'était la deuxième fois qu'il s'en prenait à moi, j'ai vu le coup venir et je l'ai frappé en premier, pensant que ça le dissuaderait de recommencer. Mais pas vraiment. Du coup il a voulu se jeter sur moi et Fabien s'est à nouveau interposé.
- « Les autres racontent que tu as provoqué Damian. Qu'en est-il, en réalité ?
- « C'est faux ! C'est lui qui est venu m'emmer... m'embêter. J'avais rien demandé.
- « Et que t'a-t-il dit ? »
Nadia se mit à rougir.
- « C'est pas très intéressant...
- « Les policiers vont te le demander, tu sais ?
- « Eh bien je préfère leur dire à eux...
- « D'accord.
- « D'accord ?! S'indigna Amiral. Mais je ne suis pas d'accord, moi ! J'ai le droit de savoir ! S'ils ne s'étaient pas mis à traîner ensemble à faire je ne sais quoi, mon fils ne serait pas là où il est !
- « Et si vous étiez un peu plus à l'écoute de votre fils, vous auriez su quoi mettre à la place du « je ne sais quoi ».
Ce qui coupa la chique à son
interlocuteur. Tout à coup agacée et très amère sans que son
assistance ne comprenne pourquoi, elle continua :
- « J'en reviens pas
comment on peut devenir aussi con en devenant parent. Si votre fils
traînait avec moi, c'était pour faire des devoirs ! Votre
fils veut devenir médecin, pas basketteur professionnel ! Tous
ces entraînements ratés, c'était pour bosser pour tenter le
concours de médecine ! C'est vrai ! Alors oui, si nous n'avions pas
traîné ensemble, il ne se serait sûrement pas battu avec Damian.
Mais si vous aviez été vraiment intéressés par votre fils, vous
auriez su ce qu'il voulait faire de sa vie et il n'aurait pas eu
besoin de se cacher pour faire ses DEVOIRS ! Alors au final,
c'est de VOTRE FAUTE !!! »
Sur ses mots, elle se leva et parti en courant vers les escaliers...
Arrivée en haut, elle s'était
jetée sur son lit et avait éclaté en pleurs. Quand est-ce-qu'elle allait se réveiller de ce cauchemar ? Tout allait de travers !
Le visage de Daniel se présenta alors à elle, mais elle le balaya instantanément. Elle n'avait pas envie de penser à lui maintenant. Au lieu de ça, elle s'évertua à chercher une solution pour Django. Une fois qu'elle aurait trouvé, elle penserait à son frère. Mais pas avant.
Sur ses mots, elle se leva et parti en courant vers les escaliers...
Le visage de Daniel se présenta alors à elle, mais elle le balaya instantanément. Elle n'avait pas envie de penser à lui maintenant. Au lieu de ça, elle s'évertua à chercher une solution pour Django. Une fois qu'elle aurait trouvé, elle penserait à son frère. Mais pas avant.
Commentaires
Et là... là... le miracle, n'est-il pas?! Voilà que toute rancœur est mise de côté, voilà une Nadia combative, prête à se lancer au secours de son ami.
J'adore cette jolie Nadia, cette face d'elle.
Un magnifique chapitre encore <3
Oui, Nadia a remis ses gants de box ;-)
Merci <3
J'aime beaucoup ce chapitre par contre j'en connais un qui ne va pas aimer du tout du tout ce que Nadia a osé dire à son père ^^
Il y a vrai fossé qui s'est creusé entre ces trois là, mais est-ce seulement de la faute de Nadia ?
Je dois dire que pour le coup, je suis assez déçu de ses parents adoptifs, qui bien que peut-être excédés par les histoires que Nadia provoque ne font absolument rien quand quelqu'un vient l'attaquer chez eux et surtout n'ont aucune réaction quand elle leur explique qu'un garçon a essayé de l'agresser par deux fois. Comme s'ils assumaient qu'elle étaient responsable les deux fois, qu'elle l'avait bien mérité.
J'espère que ça s'améliore un peu dans les chapitres suivants, parce que là, on a vraiment l'impression que c'est seule contre tous. Enfin seule et la voisine.