Nadia 26.






... Mais étaient-ils sur la même longueur d'onde aujourd'hui ?






Dès l'instant où il passait la porte, elle sut.



Il la plaqua contre lui en lui frictionnant gentillement le dos pendant qu'il lui souhaitait gaiement un sonore « Joyeux Anniversaire ! ».
Puis il se détacha et dit :


- « C'est déjà la fin de l'été... C'est passé vite ! On a pas pu se voir finalement...
- « Bah ouais mais avec tes allers-retours, les miens... Et puis comme je me suis décidée tard, tout était urgent !
- « Alors ? C'est pour quand ?
- « Ce soir.
- « Hey ! Mais fallait prévenir ! Qui te dit que j'ai encore de la place ?!
- « Boarf, au pire, j'm'achèterai un panier sur le trajet, répondit-elle en grimaçant. »

Ils rirent et il demanda :




- « Tu pars pour de bon aussi alors ?
- « Oui. Et puis c'est pas comme si j'avais quelque chose de mieux à faire ici.
- « C'est clair. Franchement j'espère ne jamais remettre les pieds dans c'trou.
- « Et ta mère ? Et ton petit frère ?
- « Bastien ? Beh il...
- « Roooooo mais n'importe quoi... Byron !
- « Aaaahhhhh.... , fit-il faussement surpris. Ils prendront l'avion ! Ou le train. Ouais le train. Parce-que l'avion... Ma mère... Kérosène, pollution, tout ça...
- « Et Bastien alors il fait quoi ?
- « Il a été sélectionné par l'équipe de Windenburg avec Terry et... Et Damian. »

L'évocation de ce dernier créa un léger malaise que Sen se dépêcha de dissiper :


- « Bon allez, je vais pas t'embêter plus longtemps. Je voulais juste t'amener ça pour ton anniv' et te répéter que tu es la bienvenue chez moi. Et ne t'encombre pas avec un panier. J'en achèterai un. »


Elle lui donna un coup de poing dans l'épaule et il l'attrapa de nouveau chaleureusement.


- "Tu veux pas rester ?
- "Franchement, vaut mieux pas."


- « Prends soin de toi Nadia. 
- « Toi aussi, Sen. »

Après une dernière étreinte appuyée, elle lui ouvrit la porte et il disparut derrière la haie. Elle entendit sa voiture démarrer et ne quitta le perron qu'après l'avoir vu tourner à droite pour rentrer chez lui. 
L'esprit ailleurs, elle revînt à elle lorsqu'elle se souvint qu'elle tenait un petit paquet.
Elle entreprit de l'ouvrir et le contenu lui arracha un petit rire attendrit : il s'agissait d'une boule à neige de San Myshuno - Quartier de la Mode avec l'inscription "Bienvenue" gravée sur le socle.
Un petit sentiment de vide l'envahit. Sa relation avec Sen aura été courte, mais intense...
A cette pensée, elle sentit ses joues rosir et c'est le visage souriant qu'elle retourna dans le jardin, où elle fut cueillie par Lola, une des jumelles.


- « Dis, t'as pas oublié mes dessins, hein ?
- « Quels dessins ? La taquina sa grande sœur.
- « Gnnnnnnnééééééé... Grimaça la plus jeune.
- « Mais non, ils sont bien dans ma valise.
- « Nan mais c'est important, pour pas que tu nous oublies !
- « Mais je vais pas vous oublier Banane !
- « Les ados disent tous ça ! »

C'était Anjana qui avait parlé.



- « Lola, chérie, tu veux bien nous laisser s'il te plaît ? »

La petite s’exécuta et la mère de famille s'approcha, l'air un peu crispé.


- « Euh... Nadia... Dis-moi... Tu es bien sûre de toi ? Rien ne presse après tout ! Tu as encore quelques semaines pour réfléchir...
- « Je commence dans 15 jours, Anjana.
- « Oui, bah 15 jours, c'est long ! Tu peux encore changer d'avis ! Hein ? Tu sais que tu peux changer d'avis et que ce n'est pas grave ! Je te l'ai dit ?»

Nadia la regarda tendrement, mais avec détermination également.

- « C'est juste que... continua Anjana. Je ne comprends pas ce choix... Si soudain. Tu n'avais jamais émis une telle idée et... Enfin... je sais bien que tu n'as jamais été très bavarde, mais quand même... J'aimerais vraiment connaître la raison qui t'a poussée à t'engager dans cette voie. Je veux dire, la vraie raison .»

La raison ? Mais n'y en avait-il qu'une ?





***




Son destin avait pris une tournure inattendue alors même qu'elle venait de quitter Sen.
Tandis qu'elle marchait, perdue dans un nombre innombrable de pensées, elle entendit qu'on l'appelait.




 - « Nadia ! Nadia ! »


Était-ce vraiment lui qui l'interpellait ?


- « Bonjour Nadia, dit le père Gerold avec un sourire qui sonnait faux.
- « Monsieur Gerold ? Mais... »

L'adolescente fronça les sourcils.

- « Y'a un rapport entre votre présence ici et le départ précipité de Sen ?
- « On ne peut rien te cacher !"

Interloquée, Nadia mit quelques secondes avant de réagir :
 


- « MAIS C'EST QUOI VOTRE PROBLEME ?!
- « Ce n'est pas la peine de te mettre dans cet état. Je t'ai fait une fleur. John t'aurait déçue. Inévitablement.
- « Mais... Mais... Mais vous êtes un grand malade ! Quand Anjana va...
- « Laisse donc cette femme en dehors de ça. Je dois te parler.
- « Jamais de la vie !!
- « Même si ça concerne tes parents ? Tes vrais parents, j'entends. »

La jeune fille écarquilla les yeux.

- « Que...
- « Ha. On dirait que j'ai capté ton attention.
- « Que... Qu'est-ce-que vous pouvez bien avoir à me dire sur eux ?!
- « Si tu me laisses parler tu le sauras. »


Une boule dans la gorge, une autre dans le ventre, Nadia était fébrile. Toutes ces années, elle avait attendu de comprendre ce qui avait terrassé sa famille. Était-ce vraiment cet homme qui allait lui apporter des réponses ? Il n'y avait pas une personne en qui elle eut moins confiance...



- « Alors Nadia ? Tu veux vraiment savoir ce qui est arrivé à tes parents ou tu préfères te complaire au pays des beignets ? »

Dans d'autres circonstances, elle lui aurait hurlé dessus et serait partie pour avoir insulté Anjana de la sorte. Mais elle ne pouvait pas tourner le dos à cette information. Si elle avait en quelque sorte tiré un trait sur son frère, et donc sa famille suite à son entrevue avec Dan, elle reçut cette proposition comme un violent coup d'arrêt. Et si...

- « Je vous écoute. »




 Ils s'étaient assis un peu plus loin, et le sourire narquois qu'il arborait en la dévisageant l'agaça quelque peu :

- « Qu'est-ce-que vous avez à sourire comme ça ?"



- « Je trouve ta ressemblance avec ta mère époustouflante. Et tu as l'air d'avoir pris plus d'elle qu'une simple similitude physique.
- « Qu'est-ce-que vous en savez ?
- « J'ai très bien connu ta mère, Nadia.
- « Et à quelle occasion ? »

Nadia détesta l'expression qu'il afficha à cet instant. Il se sentait victorieux.
Elle se sentait prise au piège.







- « Tu dois sans doute savoir que tes parents étaient journalistes, commença-t-il."



A l'époque, ils avaient une certaine notoriété et en usaient pour faire pression sur les instances qu'ils visaient. On était en pleine période de contestation quant aux agissements d'Oaz'Corp et ils avaient pris la décision d'en faire leur nouveau cheval de bataille. Dans cette optique, ils s'étaient rendus au commissariat pour faire part de leurs découvertes afin qu'une enquête soit lancée sur les bases de ce que qu'ils avaient découvert. Seulement ils se sont heurtés à un mur. Ta mère n'y est pas allée de main morte, pourtant. Si bien qu'au bout d'un moment, il était devenu évident qu'Artanis, mon supérieur de l'époque, avait un parti pris.



- « Vous vous rendez compte que votre inaction est une forme d'aveu ? Attaqua Dahlia.
- « Et un aveu de quoi je vous prie ?
- « Du fait que vous êtes à la solde des Lalouche. »


- « C'est une accusation grave que vous formulez là, Madame Magnolia. Je tiens à vous faire savoir que s'il vous venait l'idée de propager ce mensonge, je n'hésiterais pas une seule seconde à vous traîner devant les tribunaux pour diffamation. »


- « Et vous ne seriez pas le premier à perdre. »




- « Ecoutez, Dahlia. Je peux vous appeler Dahlia...
- « Non.
- « Très bien, Madame Magnolia. On ne lance pas une enquête comme ça. Je sais que dans votre esprit profane de journaliste, nous ne sommes que des incapables. Mais il y a des procédures. J'ai transmis le dossier que vous m'avez confié au procureur. Ce n'est pas de ma faute s'il estime qu'il n'y a pas lieu d'ouvrir une enquête.
- « Alors pourquoi quand j'ai appelé le bureau du procureur personne n'avait l'air au courant de ce dossier ?
- « Vous avez eu M. Daran en personne ?
- « … Eh bien non. Il n'a jamais accepté de me rencontrer.
- « Que vous faut-il d'autre pour comprendre ?
- « Votre prédécesseur aurait au moins creusé.
- « Mon prédécesseur est...
- « Muselé...
- « A la retraite.
- « A 58 ans.
- « Que voulez-vous. Nous exerçons un travail difficile.
- « Je ne compte pas m'arrêter là.
- « Grand bien vous en fasse. Tant que ce n'est pas dans mon bureau.
- « Peut-être, mais vous me retrouverez sur votre chemin. Soyez en certain."




- « Jérôme, je vous prie, nous avons terminé. Veuillez raccompagner ces personnes s'il vous plaît. »


J'étais un peu subjugué par l'aplomb de ta mère et je n'étais pas le seul. Ton père semblait lui vouer une admiration sans borne.


Etant moi-même concerné par la cause environnementale et ayant déjà des doutes sur l'intégrité de mon nouveau supérieur, j'ai décidé de parler à tes parents pour en savoir plus sur ce qu'ils avaient découvert, et pourquoi pas leur proposer mon aide.


- « C'est non."

Ton père n'a cependant pas été très ouvert à la discussion. Il était persuadé que je travaillais aussi pour Oaz'Corp.

- « Je ne comprends pas bien. Vous voulez l'aide de la police ou non ?
- « Si Artanis ou Daran n'ont pas l'intention d'agir, je ne vois pas ce que vous pourrez faire de plus, si ce n'est transmettre nos informations à Victor Lalouche.
- « Il me semble pourtant que vous suspectiez déjà Oaz' Corp de détenir ces informations... Donc vous ne risquez rien en me les transmettant...
- « C'est non. »



- « D'accord... Visiblement y'a un problème de confiance ici. Ce que je peux comprendre. Si vous le souhaitez, je peux déjà vérifier si Daran a bien eu le dossier ou non... »

Suite à cette proposition, j'ai vu que ta mère a réagi. Alors je me suis adressée à elle.


- « Madame Magnolia. J'ai vraiment envie de vous aider. Oaz'Corp a des choses à cacher c'est évident. Il y a de ça 3 ou 4 mois, un énorme incendie a ravagé une partie de la décharge, vous avez du en entendre parler. Au cours de l'enquête, j'ai entendu quelqu'un parler d'un vol de conteneur à déchets biologiques qui aurait été caché dans la déchetterie, mais cette info n'a non seulement pas été suivie d'effet, mais en plus je me suis rendu compte après que l'on m'ait eu rembarré à ce sujet que ce témoignage avait disparu. Je suis donc retourné aux Terriers, quartier qui vous le savez est à coté de la décharge, et j'ai retrouvé le type qui avait dit ça. Il a accepté de m'accompagner à l'endroit où il avait vu le container, et cela coïncidait avec le lieu de l'incendie. Quand je lui ai demandé, au type, s'il se souvenait de détails concernant le-dit container, il m'a répondu qu'il y avait le logo d'Oaz'Corp dessus. J'ai donc décidé de contacter le labo pour savoir s'il y avait eu un incident impliquant du contenu biohazard, notamment un vol de container, et ils m'ont répondu que non, que je faisais erreur. Et comme par hasard, une dizaine de jours plus tard, il y a eu une espèce d’épidémie de grippe aux Terriers, et les 4 nourrissons qui y vivaient sont morts. »

Je crois que mes révélations avaient dépassé tout ce que ta mère avait pu imaginer. Mais ton père était tenace :



- « Et je parie que personne ne peut confirmer vos dires...
- « En effet... Mon indic' a mystérieusement disparu après que je sois remonté au créneau. Et on m'a bien fait comprendre que l'affaire était classée. Oaz'Corp est puissant. On ne le démontera pas en 3 semaines. Mais ils ne peuvent pas acheter tout le monde. C'est impossible. Donc entre vos contacts et les miens, on finira par monter un dossier que personne ne pourra ignorer. »


- « Alors ? Vous en pensez quoi ?"


- « Commencez par vous occuper de Daran. On verra ensuite."


- « Ça me va. »







- "J'ai donc honoré ma part du marché et on a commencé à travailler ensemble. Seulement... Seulement tout ne s'est pas passé comme prévu."



- « Ma petite sœur...
- « Oui. Quelques mois plus tard, il y a eu ce qu'on a appelé "L'Epidémie du Berceau". Elle a malheureusement fait partie des victimes. »

Nadia releva les yeux vers le policier. Était-il au courant ?
Rien, dans son expression n'indiqua si oui ou non il savait que Silvia était belle et bien vivante. Soudain, le doute l'assaillit. Gerold cherchait-il à savoir où elle était ? Était-ce lui, finalement, qui était à la botte d'Oaz' Corp ?

- « Pourquoi vous me dites tout ça ?
- « Parce-que je suis seul. Tes parents ont disparu et l'organisation qui les aidait ne veut pas entendre parler de moi.
- « Mais... Qu'est-ce-que je peux bien vous apporter ?
- « Honnêtement, je ne sais pas trop. En réalité, j'ai eu cette curieuse idée quand j'ai vu comment tu t'étais débrouillée pour sortir ton copain des griffes d'Oruscant. J'ai été impressionné, je dois dire.
- « Vous m'avez manipulée.
- « Et alors ? Il est pas libre peut-être ? Ça ne valait pas le coup ? »

Nadia n'en était pas sûre. Yang avait été sacrifiée dans le processus. Cette dernière s'était sentie obligée de changer de vie après cette histoire. Mais... Mais Fabien était libre et Oruscant n'irait pas toucher une autre fille de sitôt. 

Indécise, elle se contenta de détourner le regard.


- « La vie n'est ni blanche, ni noire, Nadia. Dans le meilleur des cas, elle est gris clair. Mais je peux t'assurer que la teinte peut facilement devenir très sombre. Tu en as eu un avant goût il me semble.
- « Vous n'avez pas répondu à ma question. Vous voulez quoi de moi ?
- « Ton désir de vengeance. Je connais les gamins comme toi, Nadia. Toutes ces conneries, cette agressivité permanente... C'est de la rage. De la rage contre ce qui vous est arrivé. Avec moi, tu as une chance de comprendre ce qui est arrivé à ta famille. Et toi tu es la seule personne en qui je puisse avoir confiance et pourquoi pas …
- « Attendez une minute... Vous m'avez attirée ici pour me dire JUSTEMENT ce qu'il s'était passé !
- « Je connais le début, mais pas la fin. Je peux te dire pourquoi ça a déraillé, mais pas ce qu'il s'est passé ensuite.
- « Mais y'a pas eu d'enquête ? Vous dites qu'ils ont disparu.
- « Tes parents n'ont pas seulement disparu. Ils ont effacé toute trace de la famille qu'ils formaient avec toi, ton frère et ta sœur.
- « Mes parents n'auraient jamais fait ça !
- « … Qui d'autre aurait eu intérêt à le faire ? Car à mon sens, c'est un acte protecteur.
- « Qu'es-ce... Qu'est-ce-que ça veut dire ?
- « Qu'officiellement, plus rien ne te relie à eux. Ainsi, personne ne peut s'en prendre à toi ou à ton frère pour les atteindre. Tu as des nouvelles de lui, au passage ?
- « Non. »



- « Bon... Comme lui aussi est introuvable, je n'ai que toi sous la main.
- « Et pour faire quoi ?! Vous allez y venir ou quoi ?!
- « Tu as des projets pour les années qui viennent ?
- « Non. Mais répondez-moi ou je me barre.
- « Que dirais-tu d'entrer à l'académie de police pour, à terme, travailler avec moi ? »

Nadia en eut le souffle coupé.

- « Mais... Comment ?
- « J'ai vérifié, et - même si je te cache pas que j'aurais préféré une autre ville - le commissariat de San Myshuno est le dernier à clôturer les inscriptions pour l'entrée en première année. Un collègue me doit une faveur. Une grosse faveur. Je suis prêt à utiliser mon joker pour toi si tu es décidée à m'aider à faire la lumière sur toute cette histoire. Tu fais tes classes et tu reviens ici pour que je te forme. Bien sûr, on devra s'occuper des affaires en cours, et travailler sur notre propre enquête en même temps nous demandera beaucoup d'investissement. Es-tu prête pour ça ? »

Est-ce-qu'elle était prête à comprendre ce qu'il s'était passé ? Il n'y avait pas eu un jour où elle ne rêvait qu'on lui expliquait tout. Jamais elle n'aurait pensé être actrice de la sorte. Et alors qu'elle comptait tirer un trait sur son frère, et donc sur sa famille...

- « Ecoute, reprit-il. Je sais que ça fait beaucoup à ingurgiter. Je te laisse 3 jours. Si dans trois jours je n'ai pas de tes nouvelles, je partirai du principe que tu n'es pas intéressée et tu n'entendras plus jamais parler de moi. Mais sache que c'est une offre que je ne te ferai qu'une seule fois. Car je considère que si tu changes d'avis, c'est que tu n'es pas fiable. Dans mon métier, si tu n'es pas fiable, tu risques ta vie, ainsi que celle de ton coéquipier. Moi, en l'occurrence. Donc c'est oui ou non, mais quelque soit ta réponse, je la considérerai comme définitive.
 "


- "Tu as trois jours. »

Assommée, elle ne le regarda même pas partir.



C'était inattendu.



C'était inespéré.



C'était terrifiant.












- « La vraie raison, Anjana, c'est que ça me plaît !"



- "C'est l'aventure ! Le grand frisson ! Ils avaient encore une place, j'ai passé le concours et j'ai été prise ! Incroyable, hein ?
- « En effet... C'est incroyable."




- « Bon écoute. Je vais être franche avec toi. J'ai peur de tes motivations. J'ai peur que tu te mettes en danger. Mais... Mais si c'est ce que tu veux... Promets-moi juste d'être prudente, d'accord ?
- « Je te le promets, Anjana. 
- « Bon, j'ai encore droit à un calin ?"





Une fois l'une contre l'autre, la mère de famille souffla :

- « Promets-moi autre chose, Nadia.
- « Oui ?
- « Promets-moi qu'en cas de coup dur, tu te souviendras qu'ici, tu es chez toi, que l'on t'aime, et que l'on sera toujours là pour toi. Promets-le moi, Nadia. Promets-moi que si ça ne va pas, tu viendras me trouver. Et je t'aiderai. »

Pour vous mettre tous en danger ?

- « Je te le promets. »

Ça allait être ça sa vie maintenant ? Mentir à tous ceux qu'elle aimait ?













11 commentaires:

  1. oh ! PUT***** ! Mais...mais tu es diabolique !
    Comment que tu nous retournes la situation, là...
    je pensais que tu allais continué sur cette histoire de relation entre Nadia, Sen et Damian (qui a son importance quand même), et au détour du chemin, paf ! tu nous remets sur ton intrigue principale (qui sûrement n'était jamais éloignée de ton esprit). C'est du grand art.
    Du coup, je pense qu'on peut dire adieu à la sérénité, là, pour Nadia.
    Finalement, dans la pugnacité, Nadia et Dan se retrouvent. ils font bien partis de la même famille.
    Nadia part donc étudier à l'école de Police. Cela n'a pas l'air de réjouir Anjana, qui doit bien se douter de quelque chose... Elle ne l'a pas élevé plusieurs années sans rien connaître de la demoiselle. Mais maintenant, elle est majeure et il évident qu'elle fait ses propres choix.
    Bon, et sinon, la dernière image, laisse-moi deviner, ne serais-ce pas un certain D... ? (si c'est lui, je boude^^).
    Bref, ce chapitre est vraiment très bien mené. J'adore.Je me demande comment va être le dernier chapitre...

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    1. Merci ! :-D

      Pour l'intrigue, c'est ce qui m'a décidé à faire le spin off sur Nadia. Je ne savais pas trop comment l'amener, puis en jouant et en écrivant, c'est venu tout seul. Je voulais que chaque personnage ait un rôle important dans la vie de Nadia, en particulier sur son destin. :)

      Et euh... beh tu peux bouder... ^^" J'espère juste que ça sera pas trop longtemps :*

      Merci pour tous ces compliments <3

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    2. Meeeeeeeuh ????
      Nadia femme flic, c'est trop la classe !
      Ouh que j'ai hâte que j'ai hâte que j'ai hâte !
      C'est quand le prochain chapitre ?
      On va la revoir après donc ? Hein ? Hein ? Hein ?
      Pourquoi il est là Django, j'avais dit que je préférais Sen !
      Pourquoi il est parti Sen ?
      Pourquoi tu ne m'écoutes jamais quand je veux changer ton scénario ?
      Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ???

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    3. Bien sûr qu'on va la revoir ! Tu sais, je suis une grosse feignasse ! j'aurais jamais fait 27 chapitres en spin off pour pas qu'on la revoit ! Il me fallait une ligne directrice.
      Oui bah même si j'adore Sen, ben... Oh et puis tu verras ! XD J'espère que t'es pas pressée par contre ^^
      Je t'écoute pas parce-que j'ai déjà tout écrit, c'est en brouillon sur le blog, et tu sais, feignasse, tout ça XD
      Et le prochain chapitre c'est dimanche ou lundi !
      :*

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  2. La deuxième question qui me vient (oui, la première arrive après :D) c'est : est-ce qu'Anjana n'était pas capable d'entendre, comprendre Nadia quant aux raisons qui la poussent à entrer dans la police? Son inquiétude aurait-elle pu être plus grande que celle qu'elle ressent puisqu'elle ne comprend pas le choix de sa fille adoptive. *se gratte le menton*
    Bon, c'est le choix de Nadia, mais une fois encore, je ne plussoie pas à sa décision :/ Finalement, Nadia n'a peut-être pas changé tant que cela. Donner sa confiance à Monsieur Gerold père plutôt qu'à sa mère en une illustration des plus claires.

    Ce qui est de la confrontation avec Sen : ouf! Tout est dit "Sa relation avec Sen aura été courte, mais intense..." voilà, courte, intense, finie... et cela me donne l'occasion d'en revenir à ma première question, ce joli fessier sur la dernière illustration n'appartiendrait-il à Django?! :D

    Et sinon, j'ai adoré évidemment. J'adore la façon dont tu "recolles" à l'intrigue principale. Vivement la suite!


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    1. C'est pas qu'elle a pas compris, Anjana, c'est qu'elle a peur de comprendre plutôt. Et là, peut être qu'elle a manqué de courage pour confronter Nadia face à ce choix. Sûrement parce-qu'elle ne se voyait pas lui dire de faire une croix sur ses origines. Elle aurait préféré, c'est sûr... Mais je pense qu'il y a toujours le spectre des parents biologiques dans une adoption... Difficile de lutter contre ça... Donc à mon sens, elle s'est dit qu'elle avait fait tout ce qui était en son pouvoir et que maintenant, rien de ce qu'elle dirait ou ferait ne changerait la décision de Nadia...
      Quant au fait que Nadia n'a pas changé, en effet. Ce n'est pas en quelques semaines (suite au rejet de Dan) qu'elle aurait pu enterrer tous les sentiments qui l'animaient jusque là. ;-)
      Joli fessier de Django, indeed :-D
      Merci beaucoup beaucoup beaucoup, au risque de me répéter. <3

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    2. Juste pour préciser que je me doute, au vu des questions d'Anjana, qu'elle a compris ou plus ou moins, ou qu'elle se doute que Nadia a une raison très précise de partir, de s'engager dans une voie qu'elle n'avait jamais évoquée. Mais naïvement, au vu de la relation plus apaisée à présent entre Nadia et Anjana, j'ai espéré que Nadia ne mente pas, qu'elle dise les choses telles qu'elles étaient :/ parce que justement, c'est évident qu'Anjana n'aurait eu ni l'envie ni le moyen d'arrêter Nadia dans sa quête. Oui, j'aurais voulu que Nadia s'ouvre "totalement", puisse faire confiance totalement à une personne au moins, avant de partir. Mais bon, je suis trop fleur bleue, c'est connu :D

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    3. Ah oui alors j'étais complètement à coté de la plaque moi ! Même si j'étais pas bien sûre d'avoir compris tes réserves, j'avais pas pensé à celle là.

      Donc : Tu as parfaitement raison, SAUF qu'il y a une personne indésirable dans l'équation en la personne de Gerold. Je crois qu'Anjana est capable de comprendre beaucoup de choses, mais pas que Nadia se place elle-même sous la coupe de ce policier là. S'il n'y avait pas eu Gerold, Nadia en aurait probablement parlé. Mais là... Surtout qu'elle est quand même assez lucide pour se rendre compte que son choix est périlleux et je pense aussi qu'elle a eu peur des arguments de sa mère adoptive, arguments qui auraient pu la détourner de sa décision. Alors ça aurait peut être été mieux pour elle, mais je crois qu'à 18 ans tout pile, on ne fait pas les choix raisonnables. Surtout avec le bagage émotionnel de notre petite brune...
      J'espère avoir répondu à ta question. :*

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  3. Alors très franchement, j'ai préféré ce chapitre aux précédents parce qu'on revient aux origines de l'intrigue et qu'on a enfin quitté le nuages d'hormones adolescentes qui planait par ici.
    Attention, qu'on ne se méprenne pas ! Ils étaient aussi agréables à lire que le reste. C'est juste que c'est moins mon truc ( souviens-toi l'été dernier ... euh non... notre conversation sur l'interdit).
    J'avoue que j'avais pas vu venir le coup du commissaire et que j'avais absolument aucune idée jusqu'à ce que tu le dises noir sur blanc. Et c'est plutôt bien trouvé avec en prime un peu de promotion pour San Myshuno :p
    Bref c'est le retour du mystère et des magouilles de la multinationale véreuse, et ça ça me plait. Le reboot tant attendu laisse entrevoir le bout de son nez et je vais enfin savoir si la demoiselle aura enfin droit à des toilettes dignes de ce nom et à un service de réparation rapide et efficace !

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    1. Ha ha je le savais XD

      (lol)

      En même temps le détour a été tellement long que personne l'a vu arriver Gerold ^^" Et pourtant, tout le parcours de Nadia l'a amenée à cet instant précis, à commencer par sa relation avec Django. S'il ne l'avait pas poussée dans ses retranchements, elle ne se serait pas décidée à aller le trouver toute seule, plutôt que d'attendre indéfiniment qu'il arrive. Cela a conduit au rejet de Dan, qui l'a mise au fond du trou, en plus du fait de sa violente dispute avec Fabien. Comme elle se sentait coupable de ce qui est arrivé, elle a trouvé l'énergie nécessaire pour aller chercher de l'aide, révélant aux Gerold père et fils des aspects nouveaux de sa personnalité. Ensuite, l'absence de Fabien a laissé un boulevard pour Sen tandis que le père cogitait dans son coin. Et alors que l'année se termine et que les ados deviennent des adultes et préparent leur avenir, Jérôme Gerold s'est dit que s'il voulait utiliser Nadia, s'était maintenant ou jamais. Alors il a tenté le coup. Et il ne fallait pas qu'il ait son fils dans les pattes... ^^

      Pour San Myshuno, beh fallait bien que je trouve une excuse pour y jouer XD Sans perdre de temps pour le corps de l'histoire... Hé hé XD

      En effet. Y'a du (La)louche qui se prépare ^^

      Et OUI ! On saura si le réparateur des sims 4 est plus performant que celui des sims 2 XD

      Bisou <3

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  4. Mais qu'est-ce qu'il vient nous casser tout notre trip ce guignol de flic... et j'ai toujours pas eu mon tournicoti moi :'(

    grrrrrrr et c'est qui le monsieur qui arrive là ??? j'aime pas du tout... toute ce schmilblick ;)

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