dimanche 25 décembre 2011

7.


La jeune femme prit donc son véhicule pour se rendre au Domaine d’Atlantys, en passant par la Route du Précipice. Elle gara sa voiture et se dirigea vers la porte d'entrée.




Elle prit alors une grande bouffée d’air frais, tira sur son manteau, redressa les épaules, et frappa avec autorité. Sans réponse, elle sonna, une fois, puis deux, mais personne ne lui ordonna d’entrer. Après une troisième tentative, la jeune femme se décida à tourner la poignée.




Alors qu’elle pénétrait dans la pièce, Léonor balaya la salle du regard et fut étonnée de n’y trouver personne. Si Irène avait été absente, la porte aurait certainement été verrouillée. La jeune femme hésitait quant à la conduite à adopter : revenir ou persister ? Elle choisit la dernière option, consciente de l’avantage dont elle disposait. En tendant l’oreille, elle se dirigea vers un tableau qui avait éveillé son intérêt lors de sa première visite.





La femme représentée était d’une beauté rare. Des cheveux d’un rouge flamboyant mettaient en valeur de beaux yeux vert émeraude. Elle portait la même coiffe qu’Irène d’Atlantys et était vêtue d’une ancienne robe d’apparat. Soudainement, Léonor trouva quelque chose de louche dans la disposition des tableaux. Très clairement, cette femme était mise en avant, du fait de la position stratégique de son portrait et de la qualité de la peinture. En comparaison, celle représentant très certainement son mari, à droite de la cheminée, témoignait d’un moindre travail. Qui était-elle pour avoir une si grande importance dans un système patriarcal ? 




Léonor contempla ensuite le tableau sur sa gauche. Même avec le peu de photos qu’elle avait pu voir de Nyls d’Atlantys, elle ne pu passer à coté de sa ressemblance avec l’homme de la scène. L’enfant devait sûrement être l’hériter disparu. Tous trois semblaient vraiment heureux. Mais il avait fallu que le destin s’en mêle et brise tout sur son passage. Un père décédé, une femme perdue au point de laisser son propre enfant, et l’ultime victime, qui n’aura pas eu le temps de vivre pour se reconstruire. Une telle vitalité émanait de ce garçon… Le goût amer de l’injustice vint titiller les papilles de la jeune femme, si bien qu’elle décida de continuer à « chercher Irène ». Du moins, c’est ce qu’elle dirait si on la surprenait.




Léonor s’engagea dans un couloir dont les murs étaient ornés de portraits de famille : les hommes du coté le plus visible, les femmes de l’autre. Elle avançait tout en jetant un œil sur les tableaux et en appelant, d’une voix qui ne voulait finalement pas être entendue, le nom d’Irène.




Arrivée au bout de ce couloir, un autre l'invitait à aller à gauche, à droite, ou dans le jardin. Elle pouvait également monter à l'étage par un des deux escaliers qui se faisaient face. 




Elle décida de passer timidement la tête de l’autre coté de la porte qui menait au jardin, et elle aperçu Irène en train de jardiner. Cédant face à sa nature, Léonor rebroussa chemin sur la pointe des pieds et se dirigea vers la première porte qu’elle aperçut.




Il s’agissait d’un débarras, où étaient entassées diverses choses sans intérêt. Malgré tout, la jeune femme remarqua un tableau poussiéreux représentant une jeune fille apparemment peu enclin à poser. Après s’être demandée ce que faisait cette peinture isolée des autres, elle referma la porte et se dirigea vers la pièce du fond.




Celle-ci était parfaitement rangée, rien ne traînait et la corbeille à papier était vide. Elle ouvrit quelques tiroirs, se pencha pour voir s’il y avait quelque chose sous le lit, inspecta divers endroits stratégiques comme sous le tapis, les éventuels double fonds de tiroirs, secoua les objets creux, sans y trouver quoique que ce soit de suspect. La chambre était des plus impersonnelles, et seules deux photos y apportaient un soupçon de chaleur, de part les scènes qui avaient été capturées.





Celle au-dessus de la table de chevet montrait l’ex-souveraine d’Atlantys avec le jeune Nyls en train de lui apprendre à marcher. 




La seconde, au-dessus du lit, partageait un profond moment de bonheur et de complicité entre une mère et son enfant. Comment était-il possible qu’elle soit partie alors que le lien avec son fils semblait si fort ? La jeune femme posa un genou sur le lit et redessina le contour du visage du bambin du bout de l’index. Sur la photo, il ne devait pas être plus âgé que son petit Louis. Elle se laissa alors choir sur le matelas :

Et toi, que ferais-tu si Ryan disparaissait ? Ton fils ne connais même pas ton nom…


La jeune femme se prit la tête dans les mains, luttant contre son désir de découvrir ce qui s’était passé, de savoir comment cette spirale infernale s’était déclenchée. Au bout de quelques minutes, son esprit rationnel fut finalement le plus fort, lui rappelant qu’elle n’avait pas été engagée pour élucider les mystères de la vie, mais pour découvrir dans quelles circonstances Nyls d’Atlantys avait trouvé la mort. Elle avait rempli sa mission, et par conséquent, elle n’avait plus rien à faire ici. Se relevant et arrangeant les draps, elle sortit de la maison d’un pas décidé.




Irène d’Atlantys s’aperçut qu’il y avait quelqu'un uniquement lorsque Léonor fut à deux mètres d’elle. Elle jeta alors un regard par dessus son épaule, et ne daigna pas arrêter sa tâche pour saluer la jeune femme.

Pour quelqu’un qui est persuadé qu’il y a un meurtrier en liberté dans le coin, elle n’est pas très prudente...





Ce ne fut qu’une fois Léonor devant elle qu’elle posa sa ratisse. Elle observa quelques secondes le visage de son interlocutrice avant de déclarer :
-« Quelque chose me dit que ça ne va pas me plaire… »
La jeune femme baissa imperceptiblement les yeux pour répondre :
-« Tout dépend de ce que vous voulez vraiment… Savoir ce qu’il s’est réellement passé, ou m’entendre dire qu’il y a un assassin en cavale ?
-« Je sais pertinemment que les deux sont liés. Visiblement, vous n’en êtes pas encore persuadée, c’est pourquoi je me demande ce que vous faites ici au lieu d’enquêter.
-« J’ai fini mon enquête, Madame, et d’après les éléments que…
-« Je ne veux rien savoir. Vos éléments sont faux, si vous ne pensez pas que quelqu’un est derrière tout ça. Je ne vous retiens pas, les suspects attendent d’être interrogés. »




Léonor ne bougea pas d’un pouce.
-« Madame d’Atlantys, les seuls documents qui se sont avérés faux sont ceux que vous m’avez fourni.
-« Vous vous trompez. »
La jeune femme perdit quelque peu son calme devant l’entêtement de la vieille femme :
-« Mais enfin ! C’est marqué noir sur blanc ! Il a été victime d’une consommation excessive d’alcool et de stupéfiants ! Je suis désolée, mais toutes les enquêtes mèneront à la même conclusion : il s’est donné la mort. »
Irène ne réagit pas. Elle se détourna, le regard perdu. Sa main droite vint caresser doucement son alliance avant de venir écraser une larme qui venait de perler au coin d’un de ses yeux.
-« Je me suis trompée, finit-elle par avouer.
-« Je… Je suis désolée… Je sais que la perte d’un être…
-« Non ! Non, Léonor Angès, vous ne savez rien ! »




Irène s’était retournée sur ses mots, et il ne restait plus rien de la créature fragile aperçue quelque secondes plus tôt.
-« Quand je dis que je me suis trompée, c’est en engageant quelqu’un qui ne sait rien de notre histoire. Je pensais qu’une personne neutre y verrait plus clair, et à fortiori venant de Simcity pour ne pas se laisser impressionner par la noblesse locale. Mais visiblement, c’était un mauvais choix.
-« Madame, tenta la jeune femme, nul besoin de connaître votre histoire pour lire un rapport d’autopsie… »




Ce fut au tour d’Irène d’être exaspérée :
-« Il me semble pourtant vous avoir dit de ne faire confiance à personne !
-« Mais enfin ! Si je ne peux pas faire confiance à ce que je lis sur des papiers officiels, à quoi je peux me fier ?
-« Et des papiers officiels rédigés par qui ?
-« Comment ça ? Vous voulez dire que vous suspectez également Romin des Plaines ? Il ne me semble pas l’avoir vu sur la liste.
-« Une liste qui était non exhaustive ! Vous n’avez pas l’air de vous rendre compte de l’étendue de l’influence des grandes familles d’Atlantys.
-« Et sauf votre respect, vous ne vous rendez pas compte que vous êtes en train d’accuser la terre entière. Dans votre douleur, vous ne faites plus la part des choses. Peut-être qu’en prenant un peu de recul…
-« Ah parce-que vous êtes aussi psychologue maintenant ? Gardez ça pour les vieux séniles, ce qui m’intéresse, pour ma part, ce sont vos talents d’enquêtrice. Le problème avec les gens de l’extérieur, c’est qu’ils ne voient pas ce qui se passe à l’intérieur. Suivez-moi. »




Léonor n’eut pas le temps de répliquer. La vieille dame avait tourné les talons et se dirigeait d’un pas décidé vers la maison. Tout cela commençait à la fatiguer. Elle ne pourrait pas lutter éternellement contre l’obsession de sa cliente. Elle se prépara alors à devoir prendre congé, et téléphoner à son patron pour qu’il se débrouille avec elle. En ce qui la concernait, elle avait fini son travail.





Irène s’arrêta dans la galerie des portraits. Lorsque la jeune femme arriva à sa hauteur, traînant quelque peu les pieds, elle expliqua :
-« Vous voyez tous ces hommes, et toutes ces femmes ? Eh bien tous ont été honoré de porter sur leurs épaules le poids de la responsabilité d’un quartier tout entier. Depuis leur plus tendre enfance, ils n’attendent que ça : s’occuper de leur peuple, et toujours trouver de nouveaux moyens pour lui rendre la vie plus facile. Tous ont eu un projet à cœur : Jorys, Patrys puis Davys ont œuvré pour amener l’eau d’Atlantys à tous les foyers, ont fait mettre en place le réseau routier, puis l’électricité, Morys et Antonys, ont développé le commerce, et je sais que Nyls avait un plan. Il avait cette petite étincelle dans les yeux quand il me posait des questions, tout petit déjà. Toutes tournaient autour du même sujet.
-« Quel était son projet ?
-« Je l’ignore. Chaque héritier doit le présenter le jour de sa prise de fonction. Les quatre ans d’université leur servent en partie à établir un plan d’action. Tout ce que je sais, c’est que cela concernait l’université. Nyls voulait le faire. Cela lui tenait tellement à cœur ! Vous auriez dû le voir poser des questions à droite et à gauche, prenant un malin plaisir à titiller la curiosité des uns et de autres. Ce qu’il allait faire, croyez-moi, allait révolutionner Atlantys. »




Léonor jeta alors un coup d’œil au pan de mur laissé nu. Le portrait de Nyls ne viendrait jamais s’aligner avec ceux de ses ancêtres, alors que comme eux, il aurait mérité sa place. Ce que disait Irène était sûrement vrai, mais était-elle vraiment consciente de l’état psychologique de son petit-fils ? Etait-il si solide qu’elle voulait bien le croire ? Ou bien était-elle aveuglée par sa tristesse et inconsciente du fossé qui s’était creusé entre leurs deux générations, l’empêchant de comprendre l’état d’esprit de la jeunesse actuelle ?





Alors qu’elle allait poser une autre question, son regard tomba sur un visage plein d’espoir : la tête légèrement penchée vers l’avant, inclinée sur le coté, et les yeux, bien que fatigués avaient un léger scintillement. Léonor s’arrêta net : elle ne pouvait pas laisser sa curiosité donner de faux espoirs à une femme qui en avait déjà trop. Malgré tout, elle ne put affronter la déception de son interlocutrice, et baissa le regard lorsqu’elle lui annonça qu’elle prenait congé et que son employeur l’appellerait pour faire le point avec elle. Elle tourna alors les talons et se dirigea vers la sortie, ne laissant pas le temps à Irène de répliquer.





La jeune femme n’était pas vraiment fière d’elle. Pour la première fois, elle sentit qu’elle n’avait pas encore les épaules pour gérer la détresse des gens. Jusqu’à maintenant, elle avait toujours répondu aux attentes de ses clients, et n’avait été confrontée qu’à leur reconnaissance. Pour la première fois, elle avait dû affronter la déception et n’avait pas été à la hauteur.




Mal à l’aise, elle se dit qu’elle avait besoin de se défouler et repensa à l’offre d’Anaïs. Après avoir garé sa voiture, elle rebroussa chemin à pied pour aller rendre visite à sa voisine. Léonor ne pu s’empêcher d’être admirative : à part un journal qui n’avait pas été ramassé, tout était nickel. Les arbustes taillés, la pelouse tondue, les barrières parfaitement entretenues, et elle soupçonnait même un coup de balai sur les dalles tant elles étaient propres.




Une fois sur le seuil, elle frappa à la porte. Malgré le faible volume, elle pouvait entendre de la musique, c’est pourquoi elle était sûre qu’il y avait quelqu’un. Malheureusement, ce ne fut pas Anaïs qui lui ouvrit, mais une adolescente à l’air très sérieux et pas très amical. Il s’agissait en fait de sa fille de 17 ans, qui lui indiqua que sa mère ne rentrait jamais avant 17h du travail. Dans sa hâte, la jeune femme n’avait pas réalisé qu’effectivement, il n’y avait pas qu’elle qui travaillait, et que tous n’avaient pas la souplesse de ses horaires.




Elle décida donc de rentrer chez elle et de faire son rapport à son patron, qui lui répondit qu’il lui téléphonerait le lendemain pour lui indiquer la marche à suivre, une fois qu’il aurait mis les choses au clair avec Irène d’Atlantys. Peu de temps après, Anaïs lui téléphona pour lui dire de se préparer pour aller faire un petit footing.




Léonor aurait dû se douter que quelque chose ne tournait pas rond quand elle s’était mise à courir au bout de 20 minutes d’échauffement. Mais comme Anaïs avait une bonne conversation, elle ne s’en était pas rendu compte. 




Ce n’est qu’au bout de 45 minutes de course qu’elle commença à regretter la chaleur de son peignoir. En effet, elles étaient parties tranquillement, longeant la route des Lys, puis celle des Pains, tournant vers l’impasse de la rue des Fleurs, puis s’engageant dans la forêt d’Atlantys. Anaïs avait ensuite accéléré la cadence, prétextant qu’il fallait être redescendu avant que la nuit ne tombe.

Mais redescendu de quoi ?

De la colline. C’était par là qu’elle était arrivée dans la zone résidentielle, mais n’avait pas eu le loisir d’y retourner. Il y avait un chemin de terre tout en zigzag qui menait au somment de cette colline, et qui failli être la dernière demeure de la jeune femme tant elle avait du mal à suivre son guide. Enfin arrivées tout en haut, elles s’étaient arrêtées près d’une maison en pierre, qui était la troisième plus vieille bâtisse d’Atlantys et qui avait logé la plus riche famille de la Rive Gauche, la famille Faivre. Elle apprit également que c’était grâce à eux que la Rive Gauche maintenait de bons rapports avec la Rive Droite, car étant réputés impartiaux, ils géraient tous les conflits opposant les habitants des deux cotés du pont.
Comme le soleil commençait à se coucher, elle redescendirent, non sans avoir profité du panorama, et Léonor fut un peu moins à l’écoute de ce que lui racontait Anaïs. Ce n’est donc que 2h plus tard qu’elles revinrent à leur point de départ, Léonor connaissant par coeur le dos de son guide.





Invitée à entrer après quelques étirements que Léonor fit semblant de faire tant elle était épuisée, elle ne put s’empêcher de se jeter sur le canapé. Anaïs, toujours en jambes, se dirigea vers la cuisine et lança :
-« Ca te dit de manger ici avec Ryan et le petit ? J’ai un saumon frais à cuisiner.
-« Je… Oui… Faut juste que je retourne chez moi… Hum… J’y vais dans deux petites minutes… »
C’est à ce moment là qu’elle regretta ses entraînements avec Ryan quand ils étaient à l’université et avant la naissance de Louis. Cela faisait presque trois ans qu’elle n’avait pas repris une activité physique régulière, et ses jambes lui firent promettre de s’y remettre à la première occasion.





Après avoir réussi - difficilement - à rentrer chez elle et à se préparer, elle revint environ une heure et demi plus tard avec sa petite famille pour déguster la recette de sa voisine, qui s’avéra être, en plus d’une fée du logis, un cordon bleu. A leur arrivée, la table était mise, le repas prêt, et leur hôte avait même trouvé le temps de se préparer. Léonor avait définitivement trouvé son maître.




Anaïs était une femme étonnante. Mère célibataire d’une adolescente première de sa classe depuis la maternelle, elle arrivait à gagner correctement sa vie et tenait remarquablement bien sa maison, sans aucune aide extérieure. Sa fille Alice donnait un coup de main de temps en temps, mais toutes deux connaissaient leurs rôles : pendant que la mère s’occupait de la logistique, la fille devait se concentrer sur ses études pour espérer faire le métier qu’elle désirait faire depuis toute petite : architecte. Tout cela ne laissait pas beaucoup de temps libre pour sa vie sociale, mais elle semblait très bien s’en accommoder et était malgré tout au fait de tous les petits potins. Ainsi, Vera Harflaural avait des mœurs plutôt légères, Maxime Petri avait décidément de la chance d’être apparenté à Lina Muto, célèbre créatrice de mode de Simcty, elle-même fille de la non moins célèbre Ruth Larson, et Marc Rossignol ferait bien de surveiller son fils qui faisait les 400 coups avec son copain Nicolas Faivre, un si gentil garçon et surtout petit ami d’Alice.





Cette dernière s’excusa d’ailleurs quelques instants plus tard et disparu derrière une porte.
-« Elle travaille énormément pour une adolescente de son âge, non ? demanda Léonor.
-« Tu sais, répondit son hôte, les enfants des deux rives n’ont pas les mêmes chances. Elle se bat pour être la meilleure et pouvoir bénéficier de la bourse « Bérénys des Plaines ».
- « En quoi elle consiste ?
- « C'est une bourse offerte par la famille des Plaines qui récompense le meilleur élève de la classe et lui offre les frais de scolarité de l'université. Il y a des conditions de revenus, mais il y a beaucoup de concurrence. Cela dit, on garde espoir parce qu’on raconte que François Faivre a un projet qui permettrait à tous nos enfants de pouvoir aller à l’université.
-« Ils n’y ont pas encore accès ?
-« Elles sont toutes trop chères pour nous. Même La Fiesta et ses préfabriqués... Y’a plus qu’à croiser les doigts pour que le plan de François fonctionne… Mais chut hein, c’est encore un secret.»


Un projet pour l’université ?





Ils prirent congé vers 23h00. Ryan était monté pour coucher Louis qui avait commencé sa nuit sur le divan d’Anaïs, tandis que Léonor rangeait les jouets que son fils avait sorti du coffre avant qu’ils ne partent dîner tout en repensant au fameux projet qui semblait relier François Faivre à Nyls d’Atlantys ; si bien qu’elle n’entendit pas le taxi s’arrêter devant chez eux.




Lorsque l’inconnu frappa à la porte, Léonor sursauta, surprise d’être dérangée à cette heure de la journée. La personne sur le seuil ne voulait visiblement être reconnue : imperméable, foulard sur la tête et même lunettes de soleil, comme dans les films.
-« Navrée de vous déranger à une heure pareille, commença-t-elle. Mais j’ai entendu dire que vous partiez…
-« En effet, c’est probable…
-« Eh bien c’est à mon tour d’avoir besoin de vos services.
-« Je suis désolée, mais je…
-« Je vous demande de prouver que Nyls d’Atlantys ne se droguait pas. »




Interdite un instant, Léonor observa la femme devant elle. Elle l’avait tout de suite reconnue à la manière dont elle tordait ses longs doigts fins. Alors qu’elle s’apprêtait à lui dire qu’elle ne décidait pas elle-même de ses missions, elle vit une larme couler sur sa joue, rapidement essuyée par une main tremblante. La jeune femme ne pouvait en supporter davantage, elle ne pouvait pas briser les espoirs de deux personnes dans une même journée.
-« Entrez, Madame Plènozas. » 

5 commentaires:

  1. Et ben alors ! Tu nous laisses comme ça ? Elle est où la suite !

    En plus entre le meutre/suicide de Nyls, les allusions insistantes sur le cheese cake, qui sait ce qui nous attends !
    En tout cas, c'était un plaisir de relire cette histoire, et ce sera un plaisir de continuer à la lire au fur et à mesure qu'elle avance !

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  2. Je corrige les fautes pardi ! Je reprends quelques tournures aussi... C'est beaucoup plus long que ce que je pensais... lol

    Merci pour ton message. C'est motivant :-)

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  3. Roooh ! Le mystère s'épaissit ! La vieille Irène ne serait pas aussi folle qu'on voudrait le faire croire ? Et à qui profiterait le meurtre de Nyls ? A quelqu'un voulant conserver ses privilèges, assurément... Et s'ils étaient plusieurs ? Ah, faut que j'aille lire la suite !

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  4. Hey!! Toi ici ? Salut toi ! Bienvenue chez moi ! XD

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