23.


Le lendemain matin, la routine reprit pour la jeune femme. Le ciel était gris, le sol banc de neige, le journal gisait sous une légère pellicule de poudreuse, le facteur faisait sa ronde... BIP BIP BIP – BIP BIP BIP...
La sonnerie du téléphone la fit sursauter.
- « Allô ?
- « Bonjour, c'est Victorien Vasseur. »
Silence. 

La gorge de Léonor s'était brutalement serrée, empêchant air et son de passer. Le nom de cet homme la renvoyait à une époque révolue qui lui semblait appartenir à une autre vie.
- « Allô ?... Allô ! Léonor ? Mais qu'est-ce-que c'est que ce téléphone qui marche pas, encore. On capte pas ici... »
Léonor l'entendit se déplacer en râlant.
- « Allô ! ... Germain ! Il marche pas ton nouveau téléphone ! Ça sert à rien vos bidules à loupiotes si on doit se déplacer quand même ! »


Ah pas question!

L'idée de voir le vieux policier débarquer faire ses pitreries la fit sortir de son mutisme :
- « Je suis là.
- « AH! Bah quand même. Bon alors ? Ça va mieux ? Vous guérissez bien ?
- « ...
- « Allô ? Allô !

- " Oui. Oui je guéri. 
- " Ah. Je suis désolé y'a un temps de latence. J'entends pas vos réponses tout de suite. Bon. Est-ce-que vous sortez un peu ? Nan parce-qu'il faut faire prendre l'air aux belles plantes comme vous. Sinon elles se fanent. »
Belle plante. Voilà bien une chose qui ne la caractérisait plus depuis son accident. Mais ça, il ne pouvait pas le savoir.
- « Vous ne dites rien ? Ou j'entends pas votre réponse... Allô ?... Roooooo... Bon j'y vais!

- "Non! Je vous entends.
- "Ah! Nan mais la communication n'est pas de très bonne qualité ! Et puis à mon avis vous ne sortez pas beaucoup. Vous avez une petite voix. Venez donc me retrouver ce soir au Parc de Loisirs. J'ai des choses à vous dire. »
La jeune femme leva les yeux au ciel.
- « Je ne suis plus sur l'affaire, Monsieur Vasseur.
- « Mais ne dites pas de bêtises ! Une fille comme vous n'arrête pas de chercher tant qu'elle n'a pas trouvé.
- « Eh bien j'ai changé. Bonne Journée Monsieur Vasseur.
- « Attendez ! Je peux venir vous voir si vous préférez... »
Léonor poussa un soupir agacé.
- « Foutez-moi la paix Victorien. Je suis hors circuit, je ne suis plus bonne à rien. Trouvez quelqu'un d'autre.
- « Venez me voir ce soir, et si vous ne changez pas d'avis, promis, je vous laisse tranquille. »
La jeune femme sentit sa main serrer le combiné plus que de raison.

Ne lui demande pas ça, c'est ridicule. Ne lui demande pas, ne rentre pas dans son jeu...

- « Et vous n'avez pas vos doigts croisés en faisant cette promesse ? »
Silence.
- « Je le savais ! Attaqua-t-elle. Vous êtes un vrai gamin ma parole!
- « Ah! Je vous entends mieux d'un coup! Mais ne râlez pas... C'est parce-que je vous aime bien et que j'ai pas envie que vous restiez sur un échec. Je veux vous aider. »
Elle entendit alors Germain Vasseur parler à son père :
« Papa, à qui tu parles depuis tout à l'heure ? Tu sais bien que tu déranges les gens.
« A personne...
« Donne-moi ça.
« Non ! Laisse-m... »

La communication venait d'être coupée. Pensive, Léonor reposa le combiné sur son socle. Peut-être valait-il mieux qu'elle quitte Atlantys et qu'elle retourne à SimCity. En y repensant, elle n'avait plus rien à faire ici, à part abuser de la gentillesse d'Anaïs. Mais si elle partait, cela voulait dire que... Qu'elle faisait une croix sur Ryan et Louis. Des tas de couples séparés vivaient à des kilomètres l'un de l'autre et ils se partageaient l'enfant une semaine sur deux, ou un des parents en avait la garde un week-end sur deux... Elle poussa un soupir las. Encore une situation à laquelle elle ne s'était pas préparée...



Mais pour l'instant, elle n'avait ni la solution, ni l'énergie pour la trouver. Elle se décidait donc à continuer sa routine paresseuse, lorsqu'elle tomba sur un journal d'un blanc immaculé et parfaitement lisse. Mais celui dehors datait de la veille alors? Impossible, elle avait vu Anaïs le ramasser et s'acharner sur les mots croisés. Elle s'approcha du quotidien et y lu la date du jour. Tout à coup, il fallait qu'elle sache absolument la date de celui qui était sous la neige. Elle jeta un rapide coup d’œil au travers de la vitre pour s'assurer que personne ne l'aperçoive en pyjama, tourna la poignée, fit deux grands pas dans la poudreuse glacée avec ses pieds nus, s'étira pour prendre le journal et sauta littéralement dans la maison pour un retour rapide au chaud. Un des plus gros frissons de sa vie lui secoua le corps. Un réflexe la fit s'ébrouer, puis après avoir épousseté le « HADS » (Hier – Aujourd'hui – Demain des Sims), elle se rendit compte que c'était le même que celui qui était à l'intérieur. Une erreur du jeune livreur ?

Hum... Moi j'ai ma petite idée...

Mais cela ne la regardait pas. Pour l'instant, elle avait besoin de penser à rien. Elle s'installa alors sur le divan, comme à son habitude, et regarda droit devant elle.

Bon...

En effet, ce n'était plus aussi passionnant que les jours précédents.




Elle se décida alors à prendre sa douche puis à mettre son fidèle jogging, avant d'attraper un des deux journaux - le sec - et se mettre à le parcourir. Alors qu'elle tournait les pages d'un air désintéressé, elle tomba nez à nez avec le visage de Ryan. Elle referma le quotidien aussitôt. Son cœur battait à tout rompre, comme si une bête sauvage avait surgi du journal pour lui sauter dessus. Reprenant ses esprits, elle entreprit de découvrir pourquoi la tête de son plus-pour-longtemps-mari prenait la moitié de la page. Délicatement, elle tourna les pages jusqu'à tomber sur la rubrique Sport où un article conséquent était dédié à Ryan. « Ryan Angès : le phœnix n'est plus un mythe», pouvait-on lire.

Ah ouais quand même...

Elle parcourut le texte en diagonale, qui relatait son histoire sportive, de ses débuts plus que prometteurs à ses exploits récents en passant par sa blessure. Apparemment, il était actuellement dans l'équipe 2 d'Atlantys, et il avait de nombreuses offres pour intégrer l'équipe 1 de nombreux clubs du pays, dont Atlantys. Un sourire attendri s'invita sur les lèvres de la jeune femme.

Tu l'as pas volé mon amour...

Elle posa le journal sur ses genoux et caressa doucement le visage de papier.

Mais qu'est-ce-que je vais faire ? Je ne vais plus jamais le revoir ?

Elle apporta alors sa main droite à son visage et effleura les cicatrices de son index.

Mais est-ce-que tu veux qu'il voit ça ? Est-ce-que tu veux voir sa tête quand il verra tes balafres ?

Sa mâchoire se crispa.

Non.

Encore une impasse. Encore cette impression de se retrouver dans une situation inextricable. La paume appliquée contre son œil, elle ferma les paupières et ramena ses genoux contre elle. Elle allait donc passer le restant de ses jours à ne rien faire, à ne pas prendre de décision, rester recluse chez une bonne âme ?

Oui. Toute ma vie. Je vais me faire construire une cabane dans son jardin et je mourrai ici.

Une moue boudeuse collée au visage, elle s'affala sur le canapé et tourna les pages du quotidien d'un air désabusé. Au bout de la troisième, elle en avait déjà marre. Elle se leva, s'étira, et jeta un regard circulaire.

Mais y'a rien à faire ici !

Elle se dit au bout de quelques secondes qu'elle irait bien dérouiller un peu ses jambes en faisant un footing, mais la perspective de croiser quelqu'un la fit changer d'avis. La télé ? A cette heure, il n'y avait rien. Elle finit par prendre un livre, malgré sa forte envie de sortir. En effet, sa nouvelle peur des autres venait de l'emporter.

Y'a moins de monde dehors la nuit... Et encore moins au parc. Pensa-t-elle désolée de voir que Papi Victorien était en passe de devenir son deuxième meilleur ami.



Elle avait quand même alterné une bonne centaine de fois entre le "y aller" – "pas y aller" durant la journée, mais la 101ème fut la bonne. Le soucis, c'est qu'elle ne connaissait pas l'heure du rendez-vous, ni même s'il serait là finalement. Elle prit le parti d'y aller pour 21h et pour cela emprunta la voiture d'Anaïs. Une fois sur place, elle se gara sur le bas coté et attendit sagement.



Une demi-heure plus tard, le vieil homme fit son apparition. Il ne vit pas Léonor dans la voiture et se dirigea vers un banc. La jeune femme verrouilla son véhicule et alla s'asseoir à ses côtés.



Ils gardèrent le silence quelques instants comme s'ils choisissaient leurs mots avant de les formuler. Ce fut Victorien, qui, d'une voix calme et posée, entama la discussion :
- « Vous êtes venue, finalement. 
- " Je me demande bien pourquoi... Après le coup que vous m'avez fait...
- " Quel coup ? Demanda-t-il faussement innocent.
- " Vous le savez très bien."
Il garda le silence puis, redevenant sérieux :
- " Je ne pouvais pas les laisser accéder à nos ordinateurs. Nous n'existons pas, vous le savez.
- " Mais à quoi bon au bout d'un moment ! S'agaça-t-elle. Si vous aviez coopéré, le meurtrier serait sous les verrous ça se trouve. A cause de vous, je suis passée pour une folle et on a laissé Plènozas s'envoler. Dieu seul sait où il est maintenant..."
Le vieil homme sembla perplexe.
- " Devant la télé ? tenta-t-il."
Léonor le regarda, consternée.

Mais il est con ou il fait encore exprès ?

Un nouveau silence s'installa, que Victorien rompit de nouveau :
- « Comment allez-vous ?
- « On s'en fiche de comment je vais, dit-elle d'une voix lasse. Dîtes-moi pourquoi vous m'avez fait venir, qu'on en finisse."
Le ton du vieil homme changea alors radicalement, pour prendre celui qu'il employait quand il se jouait d'elle :
- « Moi ça m'intéresse parce-que j'ai pas envie de perdre mon temps avec une dépressive. Je veux savoir si ce que je vais vous dire aura une utilité ou pas. 
- « Ah bah elle est bien bonne celle-là ! S'exclama-t-elle en se tournant vers son interlocuteur. C'est vous qui perdez votre temps maintenant ! N'importe quoi ! Moi ça fait des mois que je vous ai dans les pattes et que la seule information que j'ai tiré de vous c'est que vous savez jongler avec vos pieds !
- « Enfin une qui reconnaît mon talent !
- « Ne changez pas de sujet !
- « Vous êtes de mauvaise foi. Je vous ai quand même donné un super logiciel! C'est pas de ma faute si vous ne savez pas utiliser vos petits doigts pour le faire marcher...
- « Je sais parfaitement l'utiliser.
- « Première nouvelle ! Et alors ? Vous n'avez rien trouvé d'intéressant ? »
La jeune femme se figea.
- " Comment "ça" ? "Rien trouvé" ? Vous vous foutez de moi ?
- " Jamais !
- " Ca suffit Victorien ! Je rigole plus, là! Et l'enregistrement de la conversation de Plènozas ? C'est "rien", ça?"
Victorien fronça les sourcils :
- " Quel enregistrement ?"
Le temps sembla s'arrêter pour la jeune femme. 

Il ne sait pas ?

- " Et les notes que je vous ai envoyées avec ??
- " Mais quelles notes ?!
- " Deux jours avant mon accident, j'ai surpris une conversation entre Edouard Plènozas et Karine d'Atlantys où il disait qu'il s'était "débarrassé de Nyls". Je vous ai tout envoyé le lendemain de ma découverte".
Chacun se retrouva perdu dans ses pensées. Léonor se repassa le film des deux jours qui avaient précédés la fameuse nuit, et tout à coup, ce fut clair comme de l'eau de roche.










C'étaient eux... C'étaient eux qui avaient mis Ryan au courant. C'étaient eux qui avaient envoyé le message pour l'éloigner de Ryan pendant qu'ils lui racontaient la mise sur écoute de sa famille bienfaitrice. Ils comptaient sur sa déstabilisation pour prendre la fuite. Et cela avait fonctionné au-delà de leurs espérances. Elle n'en revenait pas d'avoir été si bête, de s'être laissée aveugler à ce point par ses problèmes personnels. Elle avait même failli se tuer ! Tout ça pour quoi ? Pour que deux assassins s'en tirent  et qu'elle soit marquée à vie pour rien ?

- « OH PUTAIN NON!!!"




Elle était brusquement sortie de sa torpeur en criant. Elle jeta un coup d’œil rapide autour d'elle, mais le peu de badauds aux alentours se contentèrent de lui jeter un regard. Elle se tourna alors sur sa gauche et vit qu'elle était seule. Elle chercha Victorien des yeux, et n'en revînt pas de ce qu'elle vit. Il était allé patiner ! Mais quand ?
Elle s'approcha d'un pas mécontent vers la patinoire :
- « Mais enfin qu'est-ce-que vous faites !! On était en train de parler vous et moi !
- « Ah mais j'ai parlé un moment tout seul, dit-il en se rapprochant. Vous sembliez ailleurs alors en attendant, je suis allé m'occuper. Je vous ai pris des patins. Venez me rejoindre.
- « Victorien, il faut absolument que je vous parle. Venez-ici.
- « Non, dit-il simplement en s'éloignant.
- « Bon j'en ai marre, je rentre. Je vais me débrouiller sans vous. »



A peine eut-elle tourné les talons qu'elle entendit un retentissant « AIE! ». Elle fit volte face et vit l'aîné les quatre fers en l'air. La dame qui patinait à ses côtés tenta de l'aider, mais pour une raison inconnue rebroussa chemin et quitta la piste. Interdite, Léonor ne savait que faire. Voulait-il être aidé ou non ?



La jeune femme le vit se relever péniblement et chuter une seconde fois. Voyant qu'il peinait vraiment, elle enfila rapidement les patins à sa disposition et se lança à la rescousse du vieil homme. Une fois à sa hauteur, elle l'entendit dire :
- « Ah quand même... »
Elle ne releva pas et lui proposa ses mains comme appui. Il les lui saisit, mais à sa grande surprise, ne sembla pas en avoir besoin. Il lui tenait les mains, tout simplement. Elle se rappela tout à coup qu'elle devait lui dire quelque chose de très important. Après s'être assurée qu'il allait bien, elle dit :
- « J'ai entendu une conversation téléphonique entre Karine d'Atlantys et Edouard Plènozas. Ils disaient s'être débarassé de Nyls. Le lendemain, je vais au Domaine des Rivières, je croise Karine, je lui dis que je sais tout, le soir même, Ryan me quitte, le lendemain, Ladopthé, Plènozas et d'Atlantys sont partis pour « affaire ». Et j'apprends aujourd'hui que vous ne savez rien. C'est quoi ce bordel ? Vous receviez bien mes notes précédentes, non ? Vous m'aviez répondu une fois !»
Elle avait parlé d'une seule traite. Victorien eut l'air pensif. Puis contrarié. Puis en colère. Il secoua légèrement la tête et dit, presque absent :
- « Et vous avez eu votre accident peu après donc vous n'avez pas pu approfondir...
- « Non, regretta-t-elle. Mais il n'est pas trop tard ! Je peux encore les retrouver ! »
La tête inclinée, il la regarda du coin de l'oeil :
- « Ce ne sera pas difficile...
- « Ah bon ? Pourquoi ?
- « Ils sont revenus.
- « HEIN ?
- « Eh bien oui. Voyant que vous n'étiez plus une menace, ils sont revenus comme si de rien n'était ! Tout le monde disait que vous aviez le cerveau en compote et que les médicaments vous abrutissaient. »

Sympa...

- « Mais... Mais j'ai... »
La phrase mourut dans sa gorge. La conversation avait été enregistrée sur le disque dur, mais ce dernier s'était révélé inutilisable après qu'il se soit fait jeter contre le mur par Ryan. Elle n'avait rien. Elle savait, mais elle ne pouvait rien faire. Elle n'avait que sa parole,  et question crédibilité, elle n'avait jamais été aussi mal lotie.

- « Cette histoire est un enfer, lâcha-t-elle. »

Désabusée, elle lâcha les mains de Victorien et patina lentement vers la sortie.




Elle fut arrêtée net par le vieil homme qui se dressa devant elle en un geste aisé.
- « Peut-être, mais vous semblez aller mieux. Et surtout, vous vous souvenez. On peut y arriver.
- « Je ne crois pas. Je n'ai plus rien. Je ne ressemble plus à rien. Je ne suis plus rien. Et je suis toute seule.
- « Mais c'est vous qui vous maintenez dans cet état ! Vous dîtes que vous n'êtes plus rien. C'est faux ! Vous avez encore la rage, je le vois ! Mais vous avez besoin d'un peu d'aide. Et vous n'êtes pas toute seule. Je suis là moi ! »
Léonor ne put s'empêcher de sourire. Elle fit légèrement « non » de la tête, amusée, mais surtout touchée.
- « Et puis il y a Ryan, continua-t-il, votre mari. »
Son sourire s'évanouit en un instant.
- « J'ai bien peur qu'il ne le soit plus pour très longtemps, souffla-t-elle.
- « Eh bien ce sera de votre faute ! C'est vous qui refusez de le voir !
- « Parce-qu'il serait capable d'avoir pitié de moi ! Même après tout ce que je lui ai fait ! Et puis qu'est-ce-que vous en savez d'abord ?!
- « J'écoute aux portes, moi Madame. Et si vous faisiez pareil, vous sauriez qu'il se fait un sang d'encre !
- « Mais je ne peux pas ! S'exclama-t-elle la voix tremblotante. Il va me voir et... Il va voir ça – elle indiqua les traces de son accident qui lui barraient le visage – et c'est insupportable ! Il ne va plus jamais me trouver jolie ! Et je ne veux pas le voir dans ses yeux ! » 
Victorien plissa les yeux, prit le visage de la jeune femme entre ses deux mains et approcha le sien.
- « Léonor. Léonor, regardez-moi. »
Elle s'exécuta, à contre-coeur.
- « Vous êtes toujours belle. Si c'est vraiment ça qui vous fait peur. Vous êtes belle de par ce que vous dégagez. Depuis toujours. Vos cicatrices vont disparaître, et ce ne sera plus qu'un mauvais souvenir. En attendant, ne laissez pas cet homme et cet enfant seuls. Ils ont besoin de vous.
- « Nan... Ils sont mieux sans moi.
- « Ce n'est pas à vous d'en décider. Il est malheureux comme la pierre. C'est Kimy qui l'a dit à ma femme qui en a parlé à ma bru et que j'ai entendu parce-que j'écoutais à la porte. C'est de source sûre ! »
La jeune femme pouffa malgré elle. Après un silence de quelques secondes, elle tenta :
- « Vous croyez vraiment qu'on peut faire quelque chose contre Plènozas ?
- « Ca peut prendre du temps, mais on trouvera. Est-ce-que vous êtes avec nous ?
- « Ah oui, c'est vrai que vous avez des copains... Je pourrais les rencontrer ?
- « Un jour, si vous êtes sage, répondit-il avec un clin d'oeil. En attendant, remettez-vous au travail... D'ailleurs... Vous êtes au courant des dernières nouvelles, à Atlantys ?
- « Pas vraiment. 
- « Lisez les journaux demain, vous verrez que de toute façon, on est plus à quelques mois près. »
Sur ces mots, il tourna les talons et la salua de la main.

Bon...



Il était tard, il faisait froid, mais elle n'avait pas envie de rentrer. Elle patina doucement, puis se laissa griser par la sensation que lui procurait la glace sous les lames de ses patins. Elle avait toujours adoré ça et adolescente, l'hiver, elle passait ses moments de solitude sur les lacs gelés. 



Tournoyant sur elle-même, la jeune femme remercia Victorien silencieusement pour avoir fait en sorte qu'elle chausse les patins. En effet, cela faisait des siècles qu'elle ne s'était pas sentie aussi bien. Etait-ce du au fait qu'elle savait qu'elle manquait à Ryan, certainement. Mais elle se rendait bien compte aujourd'hui que Papi Victorien, sous ses airs faussement idiots, savait comment la prendre et arrivait toujours à ses fins. Rendez-vous à des heures impossibles, jonglage dans son salon en plein milieu de la nuit, patin à roulette, patin à glace, pop-corn... C'était n'importe quoi. Mais au moins, grâce à lui, elle souriait.






20 commentaires:

  1. Ah, Leo est de retour, ça fait plaisir ! Finalement, Papi toc toc n'était peut être pas si toc toc que ça... J'espère que dans le chapitre 24 on aura droit à des retrouvailles avec Ryan, parce qu'il commence à me manquer :p
    Et J'ai hâte qu'elle trouve le moyen de coincer les Plénozas, ils sont bien gonflés d'être revenus... Et bien imprudents aussi.

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    1. Donc tu veux que le 24 soit le dernier chapitre c'est ça ? ^^ lol! Eh ben non!

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  2. Tu déconnes, j'espère ? On ne va pas devoir attendre le dernier chapitre, qui, je l'espère, n'arrivera pas avant le n°261, pour retrouver Ryan ???

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    1. MDR! Mais quelle idée de dénouer une intrigue tout à la fin!

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    2. Rooh je ne te demande pas de dénouer l'intrigue, mais de me remettre une petite dose de Ryan, chuis en manque moi ! :p

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    3. lol j'avais pas compris :-p

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    4. ça fait bizarre de voir Marina au lieu de Noogatine :p

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    5. Ouais désolée, j'ai crée mon blog avec mon google + et du coup ben voilà, ma véritable identité à été dévoilée et je vais être obligée de tous vous supprimer. Mouhahahaha !

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    6. Laisse moi terminer mon histoire d'abord !! XD

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    7. Ah oui, sinon on va pas être copines Noog ;)

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  3. Nom de nom, j'en étais sûr ! La coïncidence était trop flagrante ! Le rendez-vous manqué était un piège pour attirer Léonor hors de chez elle ! Mais ça n'explique toujours pas pourquoi Papi Victorien n'a pas reçu les notes et la conversation... Leur réseau aurait-il été piraté ? Y aurait-il une taupe dans l'équipe ?
    Super texte et super illustrations, comme d'hab ! :)

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    1. Huuuuuuummmmmm........ *Enigmatique*

      Merci Mathoo! :-D

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  4. Superbe suite... y aurait-il une taupe dans la police secrète d'Atlantys...

    Si Papy a pu remettre Leo sur la bonne voie, ce sera déjà ça de gagner moi je dis ;)

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    1. ^^

      C'est bien ça. :-)

      Merci Python!

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  5. Pardon d'être arrivée si tard alors que tu m'avais prévenue si tôt :'( je suis impardonnable, j'ai été overbookée tout le w-e (si si, c'est possible)

    Je me sens comme Léo : soulagée <3 la suiiiite (avoue que tu avais perdu papi Victorien à la patinoire ;D )

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    1. Y'a pas de problème Saku lol

      Quant à Papi Victorien, ça aurait pu, mais non! ;-)

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    2. Dans ce cas c'est trèèèès bien tourné de ta part :D

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  6. Leonor est donc reparti sur les rails. Tant mieux ! On veut notre coupable !
    En tout cas, les actions des trois suspects est plus que louche !
    Et papi qui a jamais reçu les messages. Elle va devoir repartir de rien, mais au moins elle sait où chercher !

    Tiens j'ai une question sur Ryan. Pendant qu'il vit ses rêves de grandeur, qui s'occupe du petit ? J'imagine que pour retrouver son niveau, il doit passer pas mal de temps à l'entraînement.
    Serait-il en train de faire ce qu'il reprochait à Leonor. Visiblement il est pas mieux qu'elle à ce niveau.
    Si jamais ils se remettent ensemble, j'espère qu'ils vont se fixer des règles.
    Le plus important aussi est que Leonor lui dise qu'elle a l'intention de continuer son enquête. Et qu'il s'attende pas à ce qu'elle épargne la famille de sa précieux Kimie...
    Bref, à quand la suite ?

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  7. Eh oui... Louis, pendant ce temps là, est chez Fani........... Quand on pense que la petite enfance est un moment clé pour la vie future................. ^^

    Bientôt ;-)

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    1. *sous-entendu* Il va être un ado-démon...

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